Good news from the stars
The world becomes better and better.
We are here and now.
In an empty room.
Everything is open.
Everything is.
La tension entre spectateur et interprète est l'enjeu central du spectacle et se construit sur le principe de l´attente, du désir.
"Car la séduction sait que l´autre n´est jamais la fin du désir, que le sujet se trompe, s´il a pour cible, celui qu´il aime, que chaque mot prononcé est inadéquat, s´il tente d´exprimer, ce qu´il cible. Car la règle du désir est le mystère, et le mystère est la règle du jeu. » Baudrillard
Le mystère de ce solo repose dans une approche subtile et diversifiée de la séduction féminine se référant aux essais de Jean Baudrillard sur la séduction. Le résultat: une performance sensuelle et ludique oscillant entre l´extase, la transe, le don et la distance, la sincérité et l´autodérision.
Un fauteuil rococo juché sur une colline artificielle et un cadre aux moulures dorées simulent un boudoir, dans un registre associatif allant de Sade aux Salons des muses du XIXème siècle, en passant par le monde intemporel des contes de fée, peuplé de princesses et de princes absents.
L´actrice agit dans un plan fixe en déséquilibre permanent: le fauteuil repose sur une mini scène mobile captant chaque mouvement. Une position fort instable, reflétant la fragilité de la figure. En parallèle, des hôtes virtuels agissent dans le cadre doré; à travers ce cercle d´amis se crée un jeu de liaisons entre l´hôtesse, les hôtes réels et les hôtes virtuels. Et un jeu avec la perception du corps féminin, qui aujourd´hui, où sur scène tous les tabous ont dors et déjà été brisé, rafraîchit étonnamment le regard.
„La danseuse ne lâche pas le public une seconde des yeux. Elle danse sans cesse avec la charge de dopamine inhérente à l´attente. Elle est sans cesse à même de faire quelque chose d´indécent. Elle finit par ne plus être femme. Elle n´est plus que pure séduction. En 1991 la Bild Zeitung titrait « Du cul à Berlin" à propos de „Bestia Pigra" du chorégraphe Arthur Kuggeleyn. Les temps ont changés, dieu merci! Le temps des manchettes provocatrices est révolu. Et l´on peut à nouveau tomber des nues, qu´une femme - elle se nomme Roswitha Kreil - ait le culot de se donner… Un tel théâtre à de grandes chances de surprendre »
Extrait de „Sourire jusqu´au frisson", Arnd Wesemann, Süddeutsche Zeitung